Le pure-player qui vous sort de votre quotidien

Le 19 Avril 2018, 19h40

Orléans métropole, comme le département du Loiret, ont gagné en population depuis 2010. Avec des disparités néanmoins. 

Fleury-les-Aubrais n'est plus la deuxième ville du département, elle est dévancée par Olivet et talonnée désormais par Saint-Jean-de-Braye. 

EN HAUSSE - En terme démographique, le match Orléans Métropole vs Tour(S)Plus vire en faveur de l’agglomération tourangelle. En effet, selon les derniers chiffres définitifs du recensement 2015 présentés par l’Insee, mercredi 27 décembre, la métropole de Tours compte 292.268 habitants contre 281.899 pour celle d’Orléans. Ceci étant, par rapport aux chiffres donnés cinq ans plus tôt, celle d’Orléans a gagné 8.852 habitants alors que sa voisine d’Indre-et-Loire seulement 5.263. La vitalité démographique est donc davantage orléanaise que tourangelle. 

Les départements du Loiret et de l’Indre-et-Loire les plus dynamiques

Sans surprise, les chiffres de l’Insee confirment que les départements du Loiret et de l’Indre-et-Loire sont les plus peuplés de la région Centre-Val de Loire, regroupant près de la moitié de la population régionale, et les plus dynamiques également avec une augmentation de la population de 0,5 % par an.

En l’espace de cinq ans, la population des deux plus grandes villes, Tours et Orléans, continue donc d’évoluer positivement. En revanche, elle est demeurée stable à Chartres, et elle accuse une baisse dans les autres préfectures de département, Bourges, Blois et Châteauroux.

Capture d’écran 2017-12-28 à 19.17.22.png

Dans le Loiret, la hiérarchie des principales villes a peu évolué depuis 2010 mise à part la rétrogradation de la ville de Fleury-les-Aubrais (21.089 habitants) de la deuxième à la troisième place, derrière Orléans naturellement (114.644), mais devancée désormais par Olivet (21.639) et talonnée d’ailleurs par Saint-Jean-de-Braye (20.123). La commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle est, elle, en perte de vitesse par rapport à 2010 (16.365 habitants contre 16.631 cinq ans plus tôt) tout comme Montargis (14.254 contre 14.649). À noter que la ville de Pithiviers a gagné 292 habitants en cinq ans et met fin ainsi à une lente hémorragie démographique. 

Au 1er janvier 2015, 2.578.592 habitants résident en Centre-Val de Loire

À l’échelle régionale, la dynamique démographique est plus faible qu’en France métropolitaine avec un rythme de croissance annuel de 0,2% contre 0,5% pour le reste du pays. Ainsi, au 1er janvier 2015, 2.578.592 habitants résidaient en Centre-Val de Loire, soit une augmentation de la population de 30.527 personnes depuis 2010. « Cette augmentation, plus faible qu'en France métropolitaine (0,5 %), est essentiellement due à la contribution du solde naturel (différence entre les naissances et les décès). Les quatre départements du nord de la région gagnent des habitants. L'expansion démographique se poursuit en périphérie des grandes villes », note l’Insee. Si les départements du nord, dont le Loiret et l’Indre-et-Loire principalement, gagnent en population, dans le sud de la région, les populations du Cher et de l'Indre baissent respectivement de 0,1 % et de 0,6 % par an. L'Indre a ainsi ainsi perdu quelque 7.000 habitants en cinq ans. « La contribution du solde naturel (différence entre les naissances et les décès) est positive dans les départements de l'Eure-et-Loir, de l'Indre-et-Loire et du Loiret. L'Eure-et-Loir et l'Indre ont un solde migratoire négatif (plus de départs que d'arrivées) », décrypte l’Insee. 

Capture d’écran 2017-12-28 à 19.14.34.png

On pourra retenir également de ces chiffres fournis par l’Insee que 37% de la population régionale vivent dans les 40 plus grandes communes de la région et qu’un peu plus de la moitié des 1.783 communes de la région ont gagné des habitants, soit 953 villes. Enfin, notons que les 40 communes les plus peuplées regroupent plus de 958.000 habitants soit 37% de la population régionale. On assiste, donc, comme le souligne l’Insee, à une périurbanisation progressive de la région avec un regroupement des populations dans les communautés d’agglomération, ce qui explique que les communes situées près des grands pôles sont de plus en plus peuplées : dans le Loiret, chaque année, la population a ainsi augmenté en moyenne de 2 % à Ingré et Olivet, et de 1,5 % à Saran.

En 2015, la barre des 66 millions d’habitants a été franchie en France

Petit détour, enfin, par les chiffres hexagonaux : en 2015, la barre des 66 millions d’habitants a été franchie. En cinq ans (2010-2015), la population française a augmenté de plus d'un million et demi de personnes. Cette augmentation est essentiellement due, précise l’Insee, au nombre élevé de naissances plutôt qu'à l'apport migratoire.

A. G.