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Le 19 Octobre 2018, 17h49

Forces de police et de justice sont mobilisées pour lutter contre les trafics de stupéfiants qui sévissent dans trois quartiers orléanais. 

« Dans le quartier des Carmes, nous avons mené au printemps deux grosses opérations et obtenu la fermeture d’un bar », Nicolas Bessone, procureur de la République.

OPÉRATIONS DE POLICE - En janvier dernier, un Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) renaissait de ses cendres à Orléans. Avec pour unique objectif cette fois la lutte contre les trafics de stupéfiants qui continuent de sévir dans différents quartiers de la ville, et principalement dans trois d’entre eux : les Carmes, l’Argonne et La Source.

Six mois après l’installation de ce nouveau GLTD, qui comme les précédents est piloté par le procureur de la République d’Orléans, un bilan a été dressé, ce lundi matin, par ses principaux acteurs, police nationale, police municipale, parquet et préfecture. « Nous avons un certain nombre de résultats », s’est réjoui Nicolas Bessone, le procureur de la République. « Dans le quartier des Carmes, nous avons mené au printemps deux grosses opérations et obtenu la fermeture d’un bar - Le Score - pour que le quartier ne devienne pas un supermarché de la drogue. Ce quartier mérite de vivre paisiblement », a-t-il poursuivi tout en soulignant que les opérations de police étaient plus « compliquées » dans le quartier de l’Argonne.

« Nous menons une opération d’envergue tous les quinze jours et mettons au jour un trafic par mois »

Le bilan de ces six mois de lutte contre les trafics de stupéfiants fait état, du côté de la police nationale, d’une cinquantaine d’opérations de police qui ont donné lieu à 90 interpellations et la saisie de 20 kg de cannabis. « Nous menons une opération d’envergue tous les quinze jours et mettons au jour un trafic par mois », a indiqué le commissaire Delage. « Dans deux cas sur trois, en fonction bien sûr de la gravité des faits, les personnes interpellées ont été écrouées », a précisé le procureur de la République.

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Les polices nationale et municipale, le parquet et la préfecture mobilisés pour lutter contre les trafics de drogue à Orléans. (Photo. apostrophe45)

Du côté de la police municipale, une cinquantaine d’opérations ont également été menées depuis le début de l’année pour une quarantaine d’interpellations. « Nous allons également reproduire à La Source dans le secteur de la dalle la cellule de veille que nous avons mise en place dans le quartier des Carmes. Les commerçants et les habitants peuvent en toute confidentialité nous donner des informations sur d’éventuels trafics », explique Olivier Geffroy, adjoint en charge de la tranquillité publique à Orléans qui assure que cet échange d’informations est organisé de telle sorte qu’il ne met aucunement en danger les riverains qui y participent.

« Tout ce que nous faisons fait bouger la cartographie de la délinquance »

Depuis qu’un coup de pied a été mis dans cette fourmilière orléanaise, Olivier Geffroy assure que « les choses se sont apaisées dans certains secteurs » de la ville étant entendu que le trafic de stupéfiants génère presque mécaniquement un certain nombre de violences et de troubles à l’ordre public. « Tout ce que nous faisons fait bouger la cartographie de la délinquance et met à mal ceux qui se sont ou qui se sentent installés dans tel quartier », conclut l’élu.