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Le 25 Novembre 2017, 06h24

Tribune

Sujets relatifs aux tribunes

RÉACTION - Carles Puigdemont a signé une déclaration d’indépendance de la Catalogne qu’il a aussitôt suspendue pour donner sa chance au dialogue. Mais le président séparatiste catalan a été à la fois critiqué par Madrid et par les manifestants pro-indépendance. Retour sur la situation avec la Catalane Nathalie Bofarull-Briand qui nous livre sa tribune.

« Malgré les centaines de blessés, les 10.000 policiers et la Guardia Civile (police à statut militaire) déployés dans toute la Catalogne par le pouvoir central madrilène, le dimanche 1er octobre 2017, 2,3 millions de Catalans ont néanmoins voté au référendum proposé par le gouvernement provincial. En dépit des violences policières, des urnes et bulletins détruits par les forces de l’ordre, il y a eu 3. 032.424 votants sur 5.343.358 électeurs potentiels (soit 56.75% de participation) dont plus de 2,2 millions de bulletins pour l’indépendance de la Catalogne...

INDÉPENDANCE - Le dimanche 1er octobre dernier, catalanes et catalans ont répondu à la question « Voulez-vous que la Catalogne devienne un État indépendant sous la forme d’une république? ». Quelques 2,3 millions de personnes ont participé au scrutin. Selon Barcelone, avec plus de 2 millions de votes positifs, soit 90 % des voix, le oui a gagné. La Catalogne comptant 5,34 millions d’électeurs, ces chiffres représentent une participation de près de 42,3 %...

RÉFLEXION - Dans Orléans.mag de septembre, pour son éditorial de rentrée intitulé « Préserver et transmettre la liberté et la tolérance », le maire d’Orléans, Olivier Carré, évoque les attentats islamiques meurtriers de Barcelone et de Cambrils. Il conclue en affirmant « que la liberté et la tolérance sont les vraies richesses qu’une civilisation doit garantir aux générations qui se succèdent. » Pour la liberté, c’est une évidence, pour la tolérance, je n’en suis pas certain... 

REGARD. Régulièrement, Soufiane Sankhon, adjoint aux Sports pour la ville d’Orléans, livre pour apostrophe45 une chronique libre où il sera question de sport à proprement parler bien sûr, d’un point de vue des performances athlétiques comme des enjeux sociétaux, politiques et économiques, mais également de bien-être, de dépassement de soi ou encore de nutrition. L’analyse aiguisée d’un élu local sur des sujets d’actualité, locaux, nationaux et internationaux, mais également le regard pertinent d’un ancien athlète de haut niveau, vice-champion d’Europe de karaté en 1999, aujourd’hui engagé sur les terrains de rugby autant que sur les tatamis des sports de combat. Pour cette nouvelle tribune, Soufiane Sankhon évoque les liens entre compétitions internationales, droits TV et économie avec réalisme et sans candeur.

SANTÉ - « La vieillesse est un décès par petits morceaux » (Albert Cohen). Les années passent inexorablement. Je vieillis. Déjà ma mémoire, pourtant particulièrement entraînée, commence à me trahir. Pour la première fois, j’ai dû faire appel à de jeunes confrères afin qu’ils vérifient puis réparent, in situ, ma tuyauterie coronarienne. Je suis désormais obligé de consommer, matin et soir, ces médicaments que j’ai moi-même ordonnés, souvent avec réserve, pendant mes années d’exercice médical. Par délicatesse et par amour-propre, je ne vais pas aller plus loin dans la description de toutes ces marques inconfortables et délétères du passage des ans. Comme le poète Albert Cohen nous le pronostique lucidement et férocement, « la vieillesse est un décès par petits morceaux ». J’ai donc, pour la première fois, occasionné personnellement des frais pour ma santé, auprès de la Sécurité Sociale. 

«Décéder brutalement ou vivre en bonne santé»

En 1982, l’inénarrable Jacques Attali expliquait dans le livre “L’Avenir de la vie” : « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible, en termes de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures ». L’objectif déclaré est donc de décéder brutalement mais, si l’on doit vivre vieux, autant être en bonne santé le plus longtemps possible, afin d’occasionner le minimum de dépenses pour la collectivité. 

« Les vieux, il faudrait les tuer à la naissance » (Boris Vian)

Que faire dès que les choses se compliquent avec les ans et que notre chère Sécu a commencé à investir dans notre vieille carcasse ? Faut-il espérer un retour sur investissement en continuant son parcours de vie ou arrêter abruptement les frais, au sens strict du terme ? Faut-il éliminer tous les vieux qui commencent à coûter et appliquer la célèbre formule de Boris Vian : « Les vieux, il faudrait les tuer dès la naissance » ?
Autrement dit, d’une façon moins tranchante et abrupte, dans notre société libérale, la prise en compte de la dimension économique du vieillissement est devenue désormais prioritaire. En effet, compte-tenu de l’évolution démographique, si les années supplémentaires de vie sont dominées par une diminution rapide des capacités physiques et intellectuelles, les implications financières pour les personnes âgées, et surtout pour la collectivité, seront bien plus négatives.
Ainsi, sur sa feuille de route, notre Ministre de la santé, Agnès Buzyn, a confirmé la nécessité d’une réflexion pour la réduction de la charge de la dépendance. Son objectif est de faire en sorte que le seuil de la dépendance recule et se déroule dans de bonnes conditions de santé. Ceci évitera que la perte d’autonomie débouche trop rapidement vers la grande dépendance particulièrement ruineuse. Il y a là, non seulement un défi médical et social mais surtout financier. 

Les premiers baby-boomers ont atteint l’âge de 60 ans à partir des années 2005-2006 et ont une espérance de vie d’environ 23 ans pour les hommes et de 25 ans pour les femmes. La pyramide des âges de la population française évolue vers une augmentation de la proportion des plus de 80 ans qui va tripler d’ici les années 2050. 

«Il faut investir dans le bien-vieillir»

Au delà du préoccupant problème de financement des retraites, et pour des raisons trivialement économiques, il faut investir sans délais dans le bien-vieillir.
Il est à noter que, le 19 juin dernier, le Réseau Mondial OMS des Villes et des Communautés Amies des Aînés a fait de Paris son 500ème membre. 

Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a officialisé son engagement à faire de Paris une ville où les environnements seront pensés de façon à ce qu’ils soient plus particulièrement accueillants pour les personnes âgées...
Si l’on décide de sauvegarder les anciens, y aura-t-il alors plus de bancs et de vespasiennes dans notre bonne ville pour les vieux orléanais ? »

Dr. Jean-Paul Briand

ALIMENTATION - « Tous les ans, en période estivale, le même slogan nous est répété depuis 16 ans : « Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour ». L’objectif de cette campagne gouvernementale récurrente, lancée en 2001 sous l’égide du Programme National Nutrition Santé (PNNS), ne doit pas être remis en cause. Le PNNS veut ainsi lutter prioritairement contre l’obésité et les maladies dont l’origine est en rapport avec de mauvais comportements alimentaires...

TRIBUNE - « Depuis son début de mandat, le Président Macron réalise un bon parcours sur la scène internationale, et en particulier européenne. Le mouvement  « En Marche » qu’il a initié, (et j’en suis membre), se revendique profondément européen et le rappelle avec conviction dans ses statuts. Cela fait bien longtemps qu’un mouvement politique français n’a pas affiché aussi clairement ses ambitions d’une Union Européenne forte. On a plutôt eu à connaître une engagement d’eau tiède ou d’oppositions farouches.

Le renforcement du dialogue et des actions, des actions surtout, sont d’heureuses initiatives, par exemple, très récemment, dans le domaine de la défense. Le  binôme Macron-Merkel  « fonctionne », comme n’en doutons guère, le ferait le binôme Macron-Schultz.

«J’appelle notre Président de la République à œuvrer et à faire des gestes vers les autres»

Cependant, il ne faudrait pas que cette relation, déterminante pour l’impulsion, tant les institutions communautaires semblent parfois gelées, ne tombe dans une certaine exclusive.
L’Union Européenne, ce sont 27 Etats (j’acte ainsi la sortie britannique), qui ne repartira de l’avant que si chacun se sent respecté, écouté et intégré. Cela est particulièrement prégnant sur les grands sujets que sont l’environnement, la nécessaire convergence sociale, le domaine fiscal… qui nécessitent souvent l’unanimité, en tout cas pour le moment.
Ainsi, j’appelle notre Président de la République à œuvrer également, à faire des gestes (cela semble s’enclencher), vers les autres. 

La célébration des 50 ans des Traités de Rome, cette année, nous rappelle que le noyau originel est également composé de l’Italie, et des 3 pays du Benelux.
Notre géographie, notre histoire (notamment au regard de l’intégration des populations) doit nous faire porter attention à l’arrimage de l’Espagne et du Portugal. Pour ces deux Etats-membres, cela relève particulièrement de la responsabilité de la France.

Et puis, bien sûr, tous les autres ont leur place, y compris les plus petits, de la Grèce, berceau d’une partie de notre histoire, à la toute petite Malte, à l’île de Chypre toujours coupée en deux, à la dernière entrée la Croatie.

Je me prends même  à rêver qu’il nous faudra compléter l’intégration des Balkans, et que, là aussi, la France pourrait utilement, avec d’autres, être à l’initiative, lors d’un prochain mandat. »

Yves Clémént, vice-président Mouvement Européen France

OPPOSÉ - Deux axes ont dominé l'intervention prudente mais déterminée du Président de la République lors de la Conférence nationale des territoires. La volonté de poursuivre l'adaptation des territoires à la mondialisation libérale en lien avec la réforme de la taxe d'habitation, et l'annonce d'une ponction de 13 milliards d'euros sur les collectivités sur 5 ans. Comment ne pas voir que l'incitation au regroupement prôné par Emmanuel Macron vise implicitement les communes et les départements ? (...)

FRONT RÉPUBLICAIN - Dans une tribune transmise à la presse, Jérôme Beyler, porte-parole du groupe EELV à Orléans, et candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription du Loiret, appelle tous les militants de gauche à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, à ne surtout pas renvoyer dos à dos « le banquier et la fasciste » et souligne que les enjeux pour la démocratie et  les relations humaines sont trop importantes pour ne pas choisir son camp. Voici sa tribune. 

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