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Le 10 Décembre 2018, 13h09

Social

VIOLENCES - Des poubelles en feu, des voitures renversées et surtout des affrontements réguliers avec les forces de l’ordre : la matinée de mardi a été émaillée de nouvelles violences autour des trois lycéens orléanais, Pothier, Jean-Zay, et Benjamin-Franklin. 

DÉBORDEMENTS - Ce ne devait être, au départ, qu’une marche de protestation contre la réforme du baccalauréat. Des 9 heures, des centaines de jeunes ont commencé à se regrouper autour des lycées orléanais avec l’idée de se rendre au rectorat. Finalement, les rassemblements ont grossi mais sont restés, pour une large part, sédentaires. Et puis, vers 11 heures, alors que 800 lycéens étaient réunis rue Émile-Zola devant l’entrée du lycée Pothier, la situation a commencé à dégénérer avec des incendies de poubelles avant qu’une voiture ne soit mise sur le toit. 

ACTE III - Petite mobilisation, ce samedi 1er décembre, dans les rues d’Orléans, à l’initiative des gilets jaunes. Ils étaient en effet quelques 500 personnes « seulement » à parcourir les rues de la ville sous le slogan « Macron démission » au gré d’un itinéraire relativement improvisé et sous une pluie constante. Parti du parvis du centre commercial de la Place d’Arc vers 15 heures, le cortège a emprunté la rue de la République sur quelques dizaines de mètres seulement, contraint de bifurquer vers la rue de la Bretonnerie pour ne pas perturber la circulation du tram et la fréquentation du marché de Noël. Arrivés devant la cathédrale, les gilets jaunes se sont ensuite dirigés vers la préfecture où des barrière et des policiers en tenue anti-émeutes leur interdisaient le passage. Un face à face de près d’une demi-heure qui est demeuré calme tandis que trois gilets jaunes étaient reçus en préfecture. Les manifestants ont repris ensuite leur marche jusqu’à la place De-Gaulle où ils ont immobilisé quelques minutes le tram.  

VOIX AU CHAPITRE - François Bonneau était au premier rang, à l’Élysée, en fin de matinée, pour écouter le discours d’Emmanuel Macron, s’adressant aux Français et expliquant la manière dont l’exécutif prenait en compte la grogne des gilets jaunes et allait, pour y répondre, mettre en place un mécanisme pour adapter les taxes aux fluctuations des prix du pétrole.

DÉPOURVUS - Fin 2018, quelque 1 200 réfugiés auront tapé à la porte du Département du Loiret. Soit 200 de plus que l’année dernière. « Tous les jours, huit à quinze jeunes se présentent chez nous et dans 80% des cas, ce sont des jeunes majeurs en réalité », expliqué Alexandrine Leclerc, vice-présidente du Département, en marge de la session qui se poursuit jusqu’à ce vendredi 19 octobre. 

ENTRETIEN - Le Département du Loiret a mis en place deux dispositifs d'envergure dans le secteur médico-social : une complémentaire santé à destination de celles et ceux qui n'ont pas les moyens d'en souscrire une ; et le plan « Loiret bien vieillir » qui repose, notamment, sur la rénovation de 22 Ehpad sur les 68 que compte le département. Alexandrine Leclerc, vice-présidente du Département en charge de l'enfance, de la famille, des personnes âgées et du handicap fait le point sur ces différents champs d'action. 

REFUGE - Depuis quelques jours, deux appartements, l’un situé au sud et l’autre au nord d’Orléans, composés de trois chambres chacun, accueillent des femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Des « adresses refuge », selon le nom d’usage, mises en place par la municipalité et ouvertes pour accueillir quatre femmes et leurs enfants pour une durée de quinze jours. Et durant cette période, ces femmes contraintes de quitter dans l’urgence leur domicile familial pourront bénéficier de la domiciliation au CCAS ainsi que de l’ouverture de droits au niveau de la CPAM et de la CAF de manière accélérée, sous dix jours et si possible sous 48 heures seulement.

ON NE PASSE (TOUJOURS ) PAS - Pour le deuxième jour consécutif, l'accès au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran est bloqué par des personnels grévistes qui réclament davantage de sécurité à l'intérieur de la prison pour les surveillants, et notamment lorsqu’ils sont confrontés à des détenus radicalisés et potentiellement violents. Des revendications qui sont nées après l’agression dont ont été victimes plusieurs gardiens, la semaine dernière, à l'arme blanche, dans l’enceinte de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). 

C’EST LA LUTTE - La cinquième mobilisation syndicale organisée contre « la politique libérale » du gouvernement et « ses ordonnances » a rassemblé entre 350 et 400 personnes à Orléans, ce jeudi matin. C’est sous les fumigènes que le cortège s’est élancé depuis la place Sainte-Croix de la capitale régionale. La CGT, FO, Solidaires, la FSU et des organisations universitaires (UNL, Unef, Fidl) ont appelé salariés et étudiants à descendre dans la rue avec l’espoir d’obtenir l’abrogation des lois Travail. Ce jeudi 16 novembre, on pouvait bien sûr lire des slogans fasant référence aux «Paradise Papers» - « La crise pour nous, les paradise papers pour eux » - ou encore à la loi Travail 2 - « Ordonnances ou pas, on n’en veut pas (…) Lutter contre le chômage, ce n’est pas faciliter les licenciements, il faut les interdire »...

UN AIR DE DÉJÀ VU - À peu de choses près, les mêmes slogans,la même détermination affichée, et un cortège aussi compact que lors des manifestations anti-loi travail de mars 2016 : ce mardi matin, quelque 3.000 personnes - 3.900 selon la CGT et 2.300 selon la police - ont défilé dans les rues d’Orléans, à l’appel de la CGT, Solidaires et de la FSU, pour demander la suppression des amendements de la loi Travail. Dans le viseur des syndicats : le plafonnement des indemnités prud'homales, la fusion des instances représentatives du personnel dans les entreprises, la réforme du compte pénibilité, ou encore la place accrue à l'accord d'entreprise.

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