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Le 19 Avril 2018, 13h17

Santé

EN TOURNÉE. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé était à Orléans, ce mercredi 18 avril. À cette occasion, la directrice de l’Agence régionale de santé (ARS), Anne Bouygard, interrogée sur les risques de fermetures de services hospitaliers en région Centre-Val de Loire, dont elle n’a pas écarté la possibilité, a été, en revanche, très affirmative : « Non seulement la fermeture des urgences, à Pithiviers n’est pas à l’ordre du jour, mais les urgences de Pithiviers ne fermeront pas ! » 

HARO SUR LE DIESEL ? - L’étau se resserre autour des voitures diesel. Après Mexico, Madrid et bine sûr Paris où les véhicules datant d'avant 2005 vont être interdits dès 2019, la maire de Rome Virginia Raggi a, à son tour, annoncé l'interdiction des voitures diesel en 2024. En Allemagne, les juges ont autorisé, mardi, plusieurs dizaines de villes à prendre des mesures similaires à l’encontre des vieux modèles de voitures roulant au diesel. C’est dans ce contexte d’interrogations sur la dangerosité des voitures diesel et sur les mesures prises aujourd’hui par les pouvoirs publics pour en réglementer, voire en interdire, l’usage, que le maire d’Orléans Olivier Carré était l’invité de l’émission Les Décodeurs de l’Eco, sur BFM Business, avec François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles et Matthieu Lesage, avocat au barreau de Paris, responsable juridique du think tank « Automobilité ».

PRÉCAUTIONS - Alors que la rage est éradiquée en France, elle apparaît régulièrement chez des chiens et des chats qui ont été contaminés à l’étranger. D’où la vigilance demandée par les pouvoirs publics qui s’inquiètent de la survenue de plusieurs cas de rage ces dernières années alors que la maladie est donc absente du territoire national, mais bien présente en revanche dans de très nombreux pays. 

ÉQUILIBRE - Il était déjà question de l’hôpital d’Orléans dans le rapport public annuel de la Cour des comptes 2018 au sujet de l’endettement des hôpitaux français. Comme pour un certain nombre d’autres structures hospitalières publiques, la situation financière très délicate de l’hôpital d’Orléans est consécutive à un endettement très élevé dû, pour une bonne part, à la hauteur des remboursements dont l’hôpital doit s’acquitter. Rappelons que le coût du NHO - Nouvel hôpital d’Orléans - s’est élevé à quelque 700 millions d’euros. Un hôpital jugé immédiatement « surdimensionné » par certains syndicats avec ses 1.752 lits pour 5.354 employés, selon les chiffres de 2016.

VENT DEBOUT - Une nouvelle voix s’élève, collective celle-là, pour dire son hostilité au projet du président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, d’instaurer « un conventionnement différencié des médecins généralistes selon leur zone d’installation pour faire face à la situation » pour lutter contre la désertification médicale qui touche de plein fouet le territoire régional. Dans un communiqué de presse adressé à la rédaction, le Dr Raphaël Rogez, président de l’URPS Médecins Libéraux Centre-Val de Loire, réagit à cette annonce et explique les raisons pour lesquelles elle est, selon, lui, « contre productive ».

PLACEBO - Le diagnostic a été posé depuis plusieurs années déjà : le département du Loiret est touché de plein fouet par une désertification médicale croissante et tout porte à croire que la situation ne va guère s’arranger dans les années à venir du fait d’une démographie plutôt dynamique au sein de la population, et, à l’inverse, d'un nombre très important de médecins appelés à partir à la retraite. Or, pour tenter d’endiguer cette pénurie de praticiens, les collectivités locales brandissent actuellement à peu près toutes le même remède : la création de Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP). À Orléans, après celle de l’Argonne baptisée Liliane-Coupez qui a ouvert ses portes en janvier 2015, et celle de La Source, dénommée Simone-Veil, qui a accueilli ses premiers patients un an plus tard, la municipalité a pour projet d’en créer une troisième dans le quartier Saint-Marceau. La décision a été actée lors du dernier conseil municipal. 

EN LIGNE - La pétition, initiée par le collectif CitLab, dont font notamment partie Philippe Rabier et Jean-Paul Briand, est adressée à François Bonneau, président socialiste de la Région Centre-Val de Loire. Pour les signataires de cette pétition, dont le texte est publie ici in extenso, « il s’agit de se battre pour qu’un CHU » voit le jour à Orléans à l’heure où la démographie médicale dans le département du Loiret atteint un niveau inquiétant. « Avec le collectif CitLab nous pensons qu'une des solutions parmi d'autres à long terme face à la désertification médicale, est l'implantation d'un CHU à Orléans », explique Philippe Rabier. Voici le texte adressé à la rédaction.

ÇA PIQUE - Pas de vaccins, pas d'école. La ministre de la Santé Agnès Buzyn est restée ferme sur la question des onze vaccins qu'elle compte rendre obligatoires à partir du 1er janvier 2018. Aujourd’hui seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite et huit autres, dont la coqueluche, l’hépatite B ou la rougeole sont seulement recommandés. Toutefois, les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront de facto recevoir les 11 vaccins du calendrier vaccinal pour faire leur entrée en collectivité (crèche, maternelle, école, collège, lycée). Cette décision, Agnès Buzyn la justifie par le fait que la France «n’est pas au rendez-vous» et qu'elle ne fait qu'appliquer les consignes de l'Organisation mondiale de la santé«Ce n'est pas une lubie, j'essaie simplement de répondre à une recommandation forte de l'OMS. Parce que notre pays n'est pas au rendez-vous»...

BOITE À OUTILS - Vendredi dernier, à Châlus, en Haute-Vienne, le Premier ministre, accompagné par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté les principales propositions du gouvernement pour lutter contre les déserts médicaux et renforcer l'accès aux soins pour tous les Français.

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