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Le 11 Décembre 2018, 09h55

Santé

REMÈDES - TRIBUNE Par Jean-Paul Briand (*). « Le président de la République a dévoilé son plan pour la rénovation de la santé le 18 septembre. Il était temps ! En effet, nombre de patients ne peuvent pas être reçus par un médecin dans des délais raisonnables, beaucoup de professionnels de santé sont en grande souffrance psychologique, les services d'urgences sont saturés, le numerus clausus est dénoncé comme un formidable gâchis…

À VOTRE SANTÉ - Agnès Buzyn, ministre de la Santé, avait assuré que le plan baptisé « Ma Santé 2022 » engagerait une réforme « à 360 ° »« Une réforme qui se veut à 360° est pour moi la seule façon d'aboutir à un système rénové qui préserve les valeurs fondamentales de la sécurité sociale: l'universalité de l'accès aux soin, l'égalité des chances face à la maladie…», avait fait valoir la ministre, en amont de la présentation qui a été faite, ce mardi matin, par le chef de l’État lui-même. 

TABOU - Le cannabis à usage thérapeutique « pourrait » arriver en France, selon la ministre de la Santé, Agnès Buzyn qui a fait cette déclaration, jeudi, sur les ondes de France Inter. « C’est peut-être un retard que la France a pris quant à la recherche et au développement du cannabis médical. D’autres pays l’ont fait », a-t-elle poursuivi, avant d’ajourer : « J’ai demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de me faire remonter l’état des connaissances sur le sujet, parce qu’il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes ». On se souvient q’en 2013,  Marisol Touraine, alors ministre de la Santé de l’époque, avait réfléchi à l’idée de lever l’interdiction de la commercialisation de tout médicament dérivé du cannabis.

BONNE CONDUITE - L’on sait que la question de la désertification médicale est la grande préoccupation actuelle des pouvoirs publics. Et que les solutions qui sont proposées par les uns et les autres pour y remédier sont loin de faire l’unanimité. Pour exemple, l’avis négatif émis à l’unanimité la semaine dernière par les élus du Conseil régional sur le Projet Régional de Santé 2ème génération, élaboré par l'Agence Régionale de Santé (ARS).

EN TOURNÉE. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé était à Orléans, ce mercredi 18 avril. À cette occasion, la directrice de l’Agence régionale de santé (ARS), Anne Bouygard, interrogée sur les risques de fermetures de services hospitaliers en région Centre-Val de Loire, dont elle n’a pas écarté la possibilité, a été, en revanche, très affirmative : « Non seulement la fermeture des urgences, à Pithiviers n’est pas à l’ordre du jour, mais les urgences de Pithiviers ne fermeront pas ! » 

HARO SUR LE DIESEL ? - L’étau se resserre autour des voitures diesel. Après Mexico, Madrid et bine sûr Paris où les véhicules datant d'avant 2005 vont être interdits dès 2019, la maire de Rome Virginia Raggi a, à son tour, annoncé l'interdiction des voitures diesel en 2024. En Allemagne, les juges ont autorisé, mardi, plusieurs dizaines de villes à prendre des mesures similaires à l’encontre des vieux modèles de voitures roulant au diesel. C’est dans ce contexte d’interrogations sur la dangerosité des voitures diesel et sur les mesures prises aujourd’hui par les pouvoirs publics pour en réglementer, voire en interdire, l’usage, que le maire d’Orléans Olivier Carré était l’invité de l’émission Les Décodeurs de l’Eco, sur BFM Business, avec François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles et Matthieu Lesage, avocat au barreau de Paris, responsable juridique du think tank « Automobilité ».

PRÉCAUTIONS - Alors que la rage est éradiquée en France, elle apparaît régulièrement chez des chiens et des chats qui ont été contaminés à l’étranger. D’où la vigilance demandée par les pouvoirs publics qui s’inquiètent de la survenue de plusieurs cas de rage ces dernières années alors que la maladie est donc absente du territoire national, mais bien présente en revanche dans de très nombreux pays. 

ÉQUILIBRE - Il était déjà question de l’hôpital d’Orléans dans le rapport public annuel de la Cour des comptes 2018 au sujet de l’endettement des hôpitaux français. Comme pour un certain nombre d’autres structures hospitalières publiques, la situation financière très délicate de l’hôpital d’Orléans est consécutive à un endettement très élevé dû, pour une bonne part, à la hauteur des remboursements dont l’hôpital doit s’acquitter. Rappelons que le coût du NHO - Nouvel hôpital d’Orléans - s’est élevé à quelque 700 millions d’euros. Un hôpital jugé immédiatement « surdimensionné » par certains syndicats avec ses 1.752 lits pour 5.354 employés, selon les chiffres de 2016.

VENT DEBOUT - Une nouvelle voix s’élève, collective celle-là, pour dire son hostilité au projet du président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, d’instaurer « un conventionnement différencié des médecins généralistes selon leur zone d’installation pour faire face à la situation » pour lutter contre la désertification médicale qui touche de plein fouet le territoire régional. Dans un communiqué de presse adressé à la rédaction, le Dr Raphaël Rogez, président de l’URPS Médecins Libéraux Centre-Val de Loire, réagit à cette annonce et explique les raisons pour lesquelles elle est, selon, lui, « contre productive ».

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