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Le 21 Octobre 2018, 08h00

Polémique

Sujets susceptibles de créer des discussions

VENT DEBOUT - Il y a quelques jours, une campagne de stigmatisation des maires qui ont augmenté la taxe d’habitation dans leur commune a été lancée sur Twitter sous le hashtag BalanceTonMaire. Avec le soutien plus ou moins revendiqué de certaines élus, voire membres du gouvernement. Gérald Darmanin, lui-même, a ainsi rendu public une liste permettant d'identifier les maires qui avaient augmenté cette taxe d’habitation (contre l'avis du gouvernement), participant et alimentant de la sorte cette campagne de « dénigrement irresponsable » selon l’Association des maires de France (AMF). « Sur les réseaux sociaux, la campagne de dénigrement enclenchée par les groupes se réclamant du parti majoritaire autour du hashtag #BalanceTonMaire, par référence à une campagne mondiale stigmatisant des délits ou des crimes, est vécue par les élus comme une insulte personnelle », écrit l'AMF qui dénonce un « dérapage insupportable ».

FACHOSPHÉRIQUE - L’actualité se télescope parfois de manière surprenante, pour ne pas dire incongrue. Il y a encore quelques jours, des insultes postées sur Twitter par des identitaires d’extrême-droite à l’adresse de la jeune femme incarnant Jeanne d’Arc recevaient un écho national, et suscitaient une indignation à cette même échelle. La fachosphère, cette mouvance hétéroclite qui rassemble, entre autres, antisémites, islamophobes et prédicateurs des thèses complotistes, était pointée du doigt. Or, demain, mardi 13 mars, une conférence organisée par l’association orléanaise « France Souveraineté » doit avoir lieu à la médiathèque d’Orléans, à 20h30.

SOUTIEN ROYAL - La dernière fois que l’on évoquait le nom de Philippe de Villiers dans les colonnes d’apostrophe45, ancien président du département de la Vendée, et fondateur du Puy du Fou, il était question de cette bague achetée par le parc d’animations à l’Angleterre pour la coquette somme de 376.833 euros. Une bague qui aurait appartenu à Jeanne d’Arc et que Philippe de Villiers se faisait un devoir de rapatrier en France.  

DANS LE VISEUR DE LA JUSTICE - Une enquête préliminaire va être ouverte par le procureur de la République d’Orléans, comme le révèlent nos confrères de France Bleu Orléans, pour « incitation et provocation à la haine raciale », après la publication sur twitter de messages insultants et diffamants à l’encontre de Mathilde Edey Gamassou, jeune lycéenne métisse de 17 ans, qui incarnera Jeanne d’Arc le 8 mai prochain dans les rues d’Orléans. Des messages issus de ce que l’on nomme communément la droite identitaire et qui s’attaque au physique de la jeune femme, à sa couleur de peau, et qui peuvent naturellement conduire à des condamnations pénales allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Le premier message comparait ainsi la jeune Orléanaise, d’origine béninoise par son père et polonaise par sa mère, à un babouin. Le second, répondant au premier, montrait une photo de bananes. L’objectif est d’« identifier les auteurs de ces tweets qui relèvent clairement de l’application de la loi pénale », a souligné le procureur de la République. Et ce sont les policiers de la sûreté départementale qui ont été saisis par le parquet pour mener l’enquête et retrouver celles et ceux qui sont à l’origine de ces messages et qui se dissimulent derrière des pseudonymes.  

ÉPÉE AU CLAIR - Il fallait s’en douter. Comme l’ont révélé nos confrères de France Bleu Orléans, les réactions d’hostilité à l’encontre de la Jeanne d’Arc 2018, Mathilde Edey Gamassou, ont été prompts à fleurir sur la toile. Avec la violence verbale et la grossièreté caricaturale si caractéristiques de ce que l’on appelle communément la fachosphère, autrement dit tout ce courant identitaire d’extrême-droite un peu fourre-tout qui réunit, selon des dosages fluctuants, racisme, antisémitisme, complotisme, et islamophobie, et qui a fait d’internet son terrain de propagande. Incarner Jeanne d’Arc à Orléans alors que l’on est issue d’un métissage entre un père béninois et d’une mère polonaise, pour ces « identitaires », c’était plus que suffisant pour libérer quelques paroles haineuses sur les réseaux sociaux. 

RACCOURCIS - En fonction des élus qui les stigmatisent, les journalistes sont « tous de gauche » ou bien « tous de droite », même si la première assertion est plus répandue que la seconde dans la sphère politique. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le mardi 6 février, Guillaume Peltier, conseiller régional du Centre-Val de Loire, député et vice-président des Républicains, a justifié sa volonté d’instituer des « quotas politiques » au sein des journalistes qui travaillent dans l’audiovisuel public en prenant appui sur une « étude » publiée au lendemain de l’élection de François Hollande et qui aurait démontré que « 96 % des journalistes avaient voté à gauche »

VENT DEBOUT - Alors que 26 associations ont saisi le juge des référés du Conseil d’État pour obtenir la suspension de la circulaire Collomb du 12 décembre organisant le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, un dispositif qu’elles assimilent à un « tri », RESF45 - Réseau éducation sans frontières - et le COJIE - Comité de soutien aux jeunes isolés étrangers -, appellent à un rassemblement, mercredi 17 janvier, à 14 heures, sur le parvis de la cathédrale d’Orléans. 

POUR MÉMOIRE - Invité d’honneur de la Fête de la Rose à Ingré en septembre dernier, le député PS de l’Ardèche, Olivier Dussopt, confiait à apostrophe45 « entretenir désormais des relations amicales » avec Emmanuel Macron. Ce qui ne fut pas toujours le cas, notamment lorsque ce dernier n’était encore que ministre de l’Économie. En effet, les deux hommes ont eu un premier contact difficile pour ne pas dire musclé. « Parfois, pour se connaître, il faut bien se dire les choses », sourit, aujourd’hui, Olivier Dussopt...

À QUAI - Lors du dernier conseil municipal d’Orléans, la semaine dernière, la majorité a émis un avis défavorable à l’enquête publique visant l’ouverture de la ligne SNCF entre Orléans et Châteauneuf-sur-Loire. Une majorité municipale d’ailleurs embarrassée et divisée sur le sujet car un certain nombre d’élus de l’exécutif avaient émis un avis favorable au titre des autres mandats - conseiller régional et départemental - qu’ils peuvent exercer parallèlement. Fait rare pour être mentionné, l’apposition d’Olivier Carré n’a donc pas rencontré de consensus au sein de sa propre équipe. 

DÉCENTRALISATION - Depuis la fin de l’été, toutes les collectivités ou presque sont vent debout contre le gouvernement, contre l’État et ses hautes administrations, accusés de travailler à la « rejacobinisation, la renationalisation de la France », selon la formule employée ce jeudi matin, en séance plénière du conseil régional, par Guillaume Peltier, chef de file de l’opposition de l’Union de la droite et du centre (UDC). En d’autres termes, les élus locaux reprochent au gouvernement de mettre en œuvre des politiques centralisatrices qui privent, peu à peu, les mairies, les départements et les régions de toute liberté de manoeuvre politique comme financière. 

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