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Le 13 Novembre 2018, 21h19

Guillaume Peltier, vice-président des Républicains et député du Loir-et-Cher, dénonce la campagne #BalanceTonMaire lancée sur Twitter.

​À quelques semaines du Salon des maires (20, 21 et 22 novembre, Porte Versailles à Paris), les élus locaux sont vent débout contre le gouvernement dont ils dénoncent « le mépris ».

VENT DEBOUT - Il y a quelques jours, une campagne de stigmatisation des maires qui ont augmenté la taxe d’habitation dans leur commune a été lancée sur Twitter sous le hashtag BalanceTonMaire. Avec le soutien plus ou moins revendiqué de certaines élus, voire membres du gouvernement. Gérald Darmanin, lui-même, a ainsi rendu public une liste permettant d'identifier les maires qui avaient augmenté cette taxe d’habitation (contre l'avis du gouvernement), participant et alimentant de la sorte cette campagne de « dénigrement irresponsable » selon l’Association des maires de France (AMF). « Sur les réseaux sociaux, la campagne de dénigrement enclenchée par les groupes se réclamant du parti majoritaire autour du hashtag #BalanceTonMaire, par référence à une campagne mondiale stigmatisant des délits ou des crimes, est vécue par les élus comme une insulte personnelle », écrit l'AMF qui dénonce un « dérapage insupportable ».

« Les maires sont les vigies et les pionniers de la République du quotidien et chaque maire mérite le respect »

Bien sûr, lors du 11ème Diner des maires de la Région Centre-Val de Loire qui a réuni, mercredi soir, dans un restaurant à Olivet, une centaine d’élus locaux de la droite et du centre, il a été largement question de cette campagne lancée sur les réseaux sociaux. « On considère que le Président de la République doit présenter ses excuses au nom du gouvernement sur cette polémique insupportable née ces derniers jours avec #BalanceTonMaire. Les maires sont les vigies et les pionniers de la République du quotidien et chaque maire mérite le respect », a fustigé Guillaume Peltier, député LR du Loir-et-Cher, et initiateur de ce rendez-vous régulier avec Constance de Pélichy, maire de la Ferté-Saint-Aubin et Gil Avérous, maire de Châteauroux. 

« La France des provinces, qu’elles soient métropolitaines ou rurales, cette France est exaspérée »

À quelques semaines du Salon des maires (20, 21 et 22 novembre, Porte Versailles à Paris), les élus locaux sont vent débout contre le gouvernement dont ils dénoncent « le mépris » sur la forme et la « volonté des les asphyxier » sur le fond. « 22 000 communes sur les 36.000 que compte la France ont vu leurs dotations baisser ; 1097 classes ont fermé dans nos écoles rurales ; tous les travailleurs sont pénalisés par la hausse des taxes sur les carburants et les retraités sont asphyxiés par la hausse de la CSG : la France des provinces, qu’elles soient métropolitaines ou rurales, cette France est exaspérée », confie Guillaume Peltier qui proposé la mise en place d’un «ticket carburant qui permettrait une prise en charge, de manière défiscalisée, par les entreprises volontaires, des frais de transport de leurs salariés.»

D’évidence, la campagne #BalanceTonMaire a jeté de l’huile sur le feu alors même que les relations entre le gouvernement et les élus locaux sont déjà plus que tendues. Le rendez-vous parisien du mois de novembre s'annonce déjà très houleux. 

A. G.