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Le 21 Février 2018, 22h08

Après des semaines de consultation, la ville d'Orléans a opté pour le retour à quatre jour avec des ateliers ludo-éducatifs les mercredis matin.

Les trois heures de TAP revivront, d'une certaine manière, sous forme d'ateliers, tous les mercredis matin, pour les enfants des classes élémentaires seulement. 

MARCHE ARRIÈRE - La décision n’a pas été encore formellement actée mais il ne fait pas de doute que les élèves du premier degré renoueront avec la semaine de quatre jours à la rentrée de septembre, à Orléans. Avec une spécificité locale néanmoins : la possibilité proposée à tous les élèves de l’élémentaire - du CP au CM2- soit 4.000 petits Orléanais, de bénéficier, tous les mercredis matin, d’ateliers ludo-éducatifs (ALE) qui prolongeront, en quelque sorte, les fameux TAP  (temps d’activité périscolaire) qui avaient été introduits à la suite de la réforme des rythmes scolaires. 

« La grande majorité des familles était favorable à un retour aux quatre jours »

À l’issue de plusieurs mois de consultation, au cours desquels Florent Montillot, adjoint au maire d'Orléans en charge des affaires scolaires,  a rencontré l’ensemble des acteurs qui œuvrent auprès des enfants, ainsi que les syndicats et les fédérations de parents d’élèves, la balance pencherait donc sans équivoque en faveur du retour à la semaine des quatre jours. « Il est remonté des conseils d’école que la grande majorité des familles était favorable à un retour aux quatre jours avec pour argument essentiel la fatigue des enfants », explique l'élu. 

À partir de ce constat, la mairie a donc élaboré un projet qui repose sur plusieurs principes. D’abord, le retour aux horaires « habituels » les lundis, mardis, jeudis et vendredis, à savoir 8h30-11h30 et 13h30-16h30. À l’issue de la journée, les parents qui n’ont pas la possibilité de récupérer leurs enfants pourront opter, soit pour une garderie traditionnelle payante, soit avoir recours au dispositif « aide au travail personnel », « gratuit pour 70% des enfants puisqu’il fonctionne sur le quotient familial », souligne Florent Montillot. 

Des ateliers qui offriront la même diversité thématiques que les TAP

Ensuite, concernant la question centrale des mercredis matin, la mairie va donc proposer aux familles des enfants inscrits en élémentaire seulement des ateliers ludo-éducatifs, qui seront ouverts dans une école sur deux avec un maillage qui doit permettre à chaque enfant de ne jamais être éloigné de l’une d’elles. « Notre objectif est bien qu’une école soit toujours à proximité des familles », complète Florent Montillot. Ces activités qui offriront la même diversité thématique que les TAP - sports, musique, mathématiques, français, codage informatique, etc.- seront payantes mais « de manière symbolique », poursuit l’élu puisque la tarification sera de 1 euro par matinée pour les quotients familiaux les plus faibles - soit 36 euros à l’année donc - et 5 euros par matinée pour les familles plus aisées - 180 euros annuels, cette fois. « Avec l’abandon de la semaine des quatre jours, nous allons perdre le fonds de soutien de l’État qui était de plus de 300.000 euros et puis la CAF ne pouvait soutenir ce projet qu’à la seule condition qu’il soit payant, même de manière très symbolique », explique Florent Montillot. 

Pour les enfants de maternelle cette fois, toujours les mercredis matin, si les parents ne souhaitent pas, ou ne peuvent pas, les garder chez eux, les centres de loisirs pourront les prendre en charge, pour la demi-journée ou la journée entière, avec une possibilité d’en accueillir 400. Même solution offerte les mercredis après-midi pour les enfants des classes élémentaires, avec 400 places à nouveau mises à disposition. 

« L’ancien système était très inégalitaire»

« L’ancien système était très inégalitaire pour plusieurs raisons » développe Florent Montillot qui réfute catégoriquement l’idée que la ville d’Orléans ait favorisé le retour à la semaine de 4 jours pour des raisons budgétaires. « Il était inégalitaire, d’abord, parce qu’il ne s’appliquait pas à tous les enfants puisque les écoles privées sont, elles, restées à quatre jours et demi ; ensuite, pas toutes les communes ont été en mesure de proposer des TAP, et puis dans certaines, les TAP étaient payants, pas dans les autres, comme à Orléans où ils étaient gratuits ; la qualité des TAP n’était pas la même non plus en fonction des communes et certaines proposaient ni plus ni moins que de la garderie ; et puis, l’ancien système plaçait au même niveau des petits de maternelle et des plus grands des classes élémentaires, or un enfant de 3 ans n’a évidemment pas le même rythme qu’un enfant de CM2, par exemple. »

La décision de revenir à la semaine de quatre jours devrait être officialisée, en accord avec le directeur académique, à la fin du mois de février, sinon au début du mois de mars, et le conseil municipal d’Orléans appelé à en débattre au même moment. 

A. G.