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Le 18 Juillet 2018, 12h26

La secrétaire d’État à l’Économie, Delphine Gény-Stephann, en déplacement à Orléans ce mercredi, a émis cette proposition. 

Delphine Gény-Stephann qui doit rencontrer ce matin, sous la houlette de François Foussier, adjoint au maire en charge du commerce, un certain nombre de commerçants orléanais au sein même de leur boutique du centre-ville. 

EN RÉDUCTION - En déplacement ce mercredi 10 janvier à Orléans l’occasion du lancement des soldes d’hiver, la secrétaire d’État à l’Économie, Delphine Gény-Stephann, a annoncé dans un entretien mis en ligne sur le site du Parisien, mardi 9 janvier, qu’elle souhaitait réduire la durée des soldes de six semaines actuellement à quatre semaines à partir de 2019, et plus précisément les soldes de janvier 2019.

« Les professionnels ont exprimé le souhait de réduire la durée des soldes »

« Les professionnels ont exprimé le souhait de réduire la durée des soldes d’été et d’hiver afin de focaliser l’attention, créer plus d’urgence et d’envie. Car dans la perception du consommateur, une période de plus d’un mois est trop longue et l’intérêt se dilue. Nous allons donc proposer, dans le cadre de la loi Pacte [ndlr : qui doit permettre d’accompagner la croissance des entreprises], une réduction des deux périodes - été et hiver - de six à quatre semaines », explique Delphine Gény-Stephann qui doit rencontrer ce matin, sous la houlette de François Foussier, adjoint au maire en charge du commerce, un certain nombre de commerçants orléanais au sein même de leur boutique du centre-ville. 

« Il est difficile de concilier la vision des petits commerçants et le souhait des grandes enseignes »

Si la durée des soldes pourrait être réduite de deux semaines, la date de lancement ne devrait pas être modifiée, et ce, malgré les demandes réitérées des grandes enseignes. « Il est difficile de concilier la vision des petits commerçants qui souhaitent faire des soldes une période de destockage en toute fin de saison et le souhait des grandes enseignes qui aimeraient rapprocher cette période du moment des Fêtes », poursuit, dans ce même entretien accordé au Parisien, la secrétaire d’État.

« Comme les premiers voudraient que les soldes démarrent plus tard et les seconds plus tôt, surtout pour les ventes à perte de l'hiver, nous avons donc choisi de maintenir l'équilibre actuel », argue Delphine Gény-Stephann.

Enfin, l’équivalent d’un « Black Friday », autrement dit d’une courte période de promotions sur deux ou trois jours, pourrait être lancée nationalement. «Ils - les commerçants - souhaitent se coordonner pour créer un événement, de type Black Friday, en dehors des soldes. Ce serait une période courte de promotions, sur deux ou trois jours », a également précisé la secrétaire d’État.

Le programme orléanais de Delphine Gény-Stephann prévoit qu’elle rencontre, ce mercredi, les responsables de plusieurs enseignes, franchisés ou non : 1,2,3 d’abord, puis Badinier, ensuite Liger Homme et enfin Nocibe. Guidée dans les rues du centre-ville orléanais par François Foussier, la secrétaire d’État échangera également avec Stéphanie Rist, députée de la 1ère circonscription, Harold Huwart, vice-président de la Région Centre-Val de Loire, Jacques Martinet, vice-président de la Métropole, Richard Koeberlé, président du Conseil du commerce de France, Antoine Bonneville, président de la CCI Centre-Val de Loire, Gérard Gautier, président de la CMA du Loiret et, enfin, Alain Liger, trésorier des vitrines d’Orléans. Bref, de quoi nourrir la réflexion de Bercy sur ce sujet des soldes...

A. G.